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À travers mes yeux...


Mercredi 29 octobre 2008

Les premiers flocons qui tombent me rappellent toujours le même souvenir. Chaque année, au premier matin enneigé, je sortais de ma chambre et retrouvais toujours mon père, devant la fenêtre, avec son café. 

-          Viens voir! Me disait-il

Tout de suite, je savais ce que je retrouverais de l’autre côté de la fenêtre. Je m’installais quelques instants, à côté, et je regardais aussi les flocons tomber.

Quand je vois la plupart des gens détester l’hiver, je me dis que c’est surement grâce à mon père que je n’arrive pas à critiquer nos paysages blanc.

Chaque hiver, mon père nous amenais dans le nord, avec d’autres membres de la famille, dont mes cousines sacrés Julie et Mylène. Tôt le matin, on partait pour la forêt. On enfilait nos raquettes et on marchait jusqu’au diner. Une fois qu’on avait trouvé un bel éclairci, les papa nous faisais un beau feu. Pendant que nous, les enfants, on s’amusait à se faire des bancs dans la neige, les mamans nous préparais de la bonne soupe chaude sur le feu des papa. Après le repos bien mérité et la palette de chocolat tant attendu, on repartait tranquillement vers l’hôtel pour éviter la noirceur. Rendu à l’hôtel c’était un plaisir de s’amuser d’une chambre à l’autre avec les cousines. Avant le dodo, on regardait tous ensemble le vidéo de la journée.  Le sommeil ne se faisait pas attendre et le matin suivant était très attendu. Une autre journée plein air était là, les glissades, le patinage ou le ski de fond nous attendais.

Bref, je suis vraiment heureuse de ne pas être de ceux et celles qui chiale du premier au dernier flocon de neige…


Vendredi 10 octobre 2008

Je suis toujours étonné de voir comment les perceptions changes selon où nous sommes rendus dans la vie. Une même phrase peut prendre tellement de significations différentes. J'adore cette sensation, car j'ai l'impression d'avoir avancé, d'avoir évoluée. Mais... évolué, n'est pas automatiquement associé à une progression, alors... comment savoir si l'on change pour le mieux? Comment savoir si on prend la bonne ou la mauvaise direction? Y'a-t-il une bonne ou une mauvaise direction? Moi, plus j'apprend, mieux je me sens, mais plus j'apprend, et plus je suis consciente que je ne sais en fait rien... Je me dis qu'il est peut-être mieux de rester dans l'ignorance. Ceux qui n'apprennent rien, qui se ne se pose aucune question, crois tout savoir, car ils ne savent pas l'étendu du savoir à connaitre... Et je n'aurais alors pas de questions existentiel à me poser. Je pourrais seulement vivre ma petite vie; métro, boulot, dodo, sortir les vidanges une fois par semaine et PAF mon rôle est rempli et ma vie comblée.

Arffff.... Encore trop de question, et je vous évite le chaos qui fait présentement rage entre mes deux oreilles!

À travers tout ça, on croise la route de plusieurs personnes au cours d'une vie, mais très peu peuvent nous marquer comme quelqu'uns le font! Des gens qui nous apportes à réfléchir différemment, à percevoir les choses autrement et à changer de direction complètement parfois s'il le faut. Et j'ai la chance d'en avoir rencontré de ces personnes. C'est vraiment des gens qui deviennent important dans une vie et qui prennent, même si ce n'est pas en espace physique, beaucoup de place. Bref, la différence de ces gens m'inspire énormément. Je suis choyée d'avoir croisé leurs routes. J'espères qu'ils ou qu'elles se reconnaiteront.

Bon, c'était un texte qui partait un peu dans tout les sens, mais voilà ce qui me pesait...pour aujourd'hui!

 


Vendredi 3 octobre 2008

Peut-être que c’est moi qui comprend pas. Peut-être que c’est moi qui est complètement à côté de la track. Mais ca me donne des boutons de voir, dans un couple, une personne qui contrôle l’autre. Ça me donne mal au cœur la possession. Ça m'enrage quand je vois une des deux personnes imposer sa manière de penser à l’autre. Ça me décourage complètement quand quelqu’un tombe amoureux et cesse de vivre sa vie et commence à vivre la vie de l’autre. Ça m’assome de voir une personne essayer de changer l’autre.

 

Et malheureusement, on dirait que c’est la normalité. C’est tellement autrement que je me vois vivre ma vie de couple. Je voudrais partager ma vie avec quelqu’un. Marché par en avant en se tenant la main, pas assis sur ses épaules…Et je crois tellement que c’est comme ça qu’on peut développer une belle relation, sincère et enrichissante…

 

Bref… je vais continuer de rêver…


Lundi 8 septembre 2008

C’est fou comme tout change avec l’âge.  Apprendre à connaitre quelqu’un devient beaucoup plus essentiel en vieillissant que le coup de foudre. Peser les pour et les contre. Prendre conscience qu’on ne peut pas, ou plutôt ne veut pas, passer notre vie à construire sur de petites relations éphémères. Prendre conscience qu’on ne peut pas faire perdre le temps aux autres pour notre propre petit bien-être passager. Penser à long terme. Penser différemment.  Essayer de voir le plus concrètement possible comment serait un quotidien avec cette personne.  Non seulement trouver ces défauts mignons, mais accepter de vivre avec même le jour où tu ne les trouveras plus mignons. Trouver en lui, l’amour, l’amant, l’ami et le père. Trouver en lui tout le réconfort possible tout au long d’une vie. 

S’assurer qu’il fait le même processus que toi.  S’assurer qu’il est honnête avec lui et avec toi. S’assurer qu’il est un homme bien, droit, qui sera te divertir toute ta vie, car une vie, ça peut être long quand on est mal accompagné. Qu’il saura traverser les tempêtes avec toi. Qu’il embarque dans le même bateau que toi. Qu’il est là pour les bonnes raisons.  S’assurer d’être prête à être là pour lui, peu importe, et vice versa…

Bref, c’est tout un contrat. Peut-être devrais-je laisser parler plus mes feelings et moins ma tête… qui sait!?!? 


Jeudi 28 août 2008

Elles sont comme la musique de ma vie,

Comme une trame sonore qui pas à pas me suit

 

Elles mannoncent à lavance les faux pas qui se glissent

Qui tente de se tracer un chemin sur le mien

Et avec elles je reprends les choses en main

 

Elles ne font pas de magie

Mais seulement, elles savent qui je suis

Et à nous tous ont en tire profit

 

Avec elles ont peut vraiment se marrer

Se laissé aller et déconner. 

On peut se raconter des trucs énormes

Et avec elles ont peut braver les normes

 

Avec elles ont peut se vider le cœur

Sans pudeur ni frayeur

On peut oser dire ce que même à nous, on nose pas

Être honnête avec eux et avec soi

 

Sans elles mes soirées seraient éternelles

Et mes jours sans fin

Mais avec un coup de fil de lune dentre elles

Je reprends ma vie sous mon aile

 

Jai besoin deux comme on a besoin dair

Je les aimes et les admires

Ce n’est pas que des paroles en l’air

Je les veux toutes pour longtemps dans mon champs de mire

 


Mercredi 13 août 2008

Besoin de me déstabiliser

Comme perdre l’équilibre du haut d’un pilier

Pour sentir que la vie n’est pas statique

Que chaque jour on peut changer nos propres statistiques

 

Partir sans aucun soucis

Seulement se laisser porter

Trouver le sens de sa vie

Ce n’est certainement pas seulement de travailler…

 

Allez rejoindre le soleil où il se fait moin timide

Prendre le temps de sentir le vent chaud sur sa peau

C’est un bon moment pour faire le vide

Et de retrouver ses idéaux

 

Peut-être vais-je me retrouver

Peut-être vais-je m’égarer

Peu importe, au moin, j’aurais essayé

Et j’en sortirais changé

 

Il y aura des épreuves sur ma route

Et je suis prête à les affronter

Même si un jour j’ai la tête pleine de doutes

J’irais jusqu’au bout, prête à défier 

 

Ceci n’est pas une évasion

Mais seulement un petit tour d’horizon…

Samedi 2 août 2008

Je pourrais tellement vous en raconter, que vous en seriez boulversé.  Je termine mes vacances, un peu avec peine et un peu avec joie. Vraiment depuis un moment, voir quelques mois, j’ai vécu sans trop réfléchir. J’ai fait mon bonhomme de chemin sans trop penser, ni à moi (contrairement à ce que je croyais), ni aux autres. Surtout pas aux autres. L’impulsion du moment, sans plus. Mon besoin, mon envie, mon désir seulement comptait. Une petite révolution tranquille à l’échelle d’homme. Ma petite échelle à moi. Ma petite révolution à moi. Et où ça me mène tout ça? Je n’sais trop. Une carapace c’est créé, dure à pénétrer. On m’accède qu’en superficie. Comment ais-je pu me rendre ainsi? Comment ais-je pu m’oublier ainsi, tout en ne pensant qu’à moi, suposément.  C’est incroyable comme on croit parfois faire ce qui est le mieux pour nous et passer complètement à côté de l’essentiel. Peut-être parce que l’essentiel même nous échappe. Que l’essentiel même nous est inconnu.   J’ai rencontré des gens extraordinaire sur ma route. Des gens bien, des gens honnêtes, mais moi, l’ais-je été envers eux? Ais-je blessé des gens au passage? Je souhaite que ce ne soit que de légères égratignures... 

Maintenant que le boulot reprend, et que les cours reprendront, je me rangerais très sagement, comme la petite fille sage et rangé que j’étais. La vie ne peut pas n’être qu’amusement et futilité. Il y a des choses importantes à faire, mais tout ça est si relatif. Ce qui est bon pour un, ne l’est pas nécessairement pour l’autre, et pourtant, leurs "essentiel" respectif est aussi important et noble.  Mais le temps m’est venu de vouloir bâtir des relations plus profondes. Aller connaitre le fond de chacune des personnes qui croisent ma route. Vraiment, il y a tellement de gens intéressants, ne suffit que de les écouter un peu pour le voir, et ensuite se laisser porter…


Jeudi 26 juin 2008

L'été s'en vient et il sent bon. L'été sent le plein air, le camping. Ça sent le plaisir, les amies, la sueur, les rires, la musique, la chaleur, la joie, la forme, le soleil, les garçons, la baignade, les promenades, les expériences, les festivals, les vacances... ça sent tout ce qui faut pour être heureux.

Pendant que nous ici on se la coule douce, on s'amuse et on rit. Moi j'ai toujours une petite pensé pour ceux qui trime dur, qui brule au soleil 12 mois par année, qui ne vive que pour pouvoir manger... Et ça me fait apprécié encore plus l'été qui vient. La St-Jean-Baptiste à donné le coup d'envoie à l'été, et je la suivrais jusqu'au bout et jusqu'à la dernière goutte!

 


Lundi 16 juin 2008

Enfin, Enfin, Enfin, je vais pouvoir me poser les fesses pour quelques temps. Nous avons enfin trouvé notre petit nid pour les prochains mois ou année pour ma part. Nous avons quelque peu harcelé le locataire et le propriétaire, mais ça a porté fruit parceque nous avons gagné. Parcequ'on peut presque dire que c'est un concours. Il faut vraiment vendre sa salade pour réussir à ressortir du ploton de 15-20 personnes...  Nous avons même laisser sous-entendre que nous étions un couple, car ça parait beaucoup plus sérieux que des colocataires. Vous voulez un couple de lesbiennes? On vous en fournis un sans problème! :-) Quand on entre dans un appartement et qu'on s'y sent bien, faut pas passer à côté, il était pour nous. Vraiment joli, bien situé, avec plancher de bois qui craque (très important), 3 chambres + salle de lavage...

Moi et ma coloc on est pas vraiment difficiles et ni très pudique non plus, alors nos chambres seront munis de rideau en guise de porte. Ce sont des pièces doubles. Et on s'accomode très bien de ça. Que faire en cas de visite masculine? Tout est déjà organisé, planifié et réfléchie! Nos chambres sont à deux extrémités alors, il est facile de rester dans notre bout d'appartement sans trop de problème. On achetera des bouchons au pire!! ;-)

Isa, tu es vraiment une des rares personnes avec qui je serais capable d'habiter, merci d'être là, on fera de notre nid un hâvre de bonheur et de joie! :-)


Mercredi 4 juin 2008
[ Bilan ]

Vous êtes plusieurs à vous demandez si je tiens le coup. Oui j’ai tiré la plug rapidement et j’ai fait du gros ménage dans ma vie et dans ma tête. Mais vous pouvez vous rassurez, je me portes très bien. Et même que, étant donné que j’ai le besoin d’être déstabilisé pour me sentir vivante, peut-être vous me verrais partir pendant quelques temps à l’étranger, c’est quelques chose à laquelle je réfléchie depuis quelques temps, mais ne parlons pas de ça pour tout de suite. Parlons plutôt de maintenant, du présent. En arrivant ici je me suis assuré d’être bien occupé pour pas ressentir la solitude de la grande ville. Cette ville où vivent des milliers de personnes, mais qui comprend autant de solitudes. Être au milieu d’une maré humaine et en même temps n'être qu’une poussière de rien parmis tout ces gens c’est beaucoup plus dur que d’être seule au milieu de personne, au milieu d’un champs où on ressent moin le fait que nous sommes vraiment qu’un individu parmis tant d’autres et que vraiment, notre petite réalité ne fait pas le poid dans la balance. Mais bref, j’avais un peu dramatisé la chose. Finalement tout ce passe très bien, mes amies ont bien sues m’intègrer à leurs univers, à leurs entourages…  Et finalement, la vie de célibataire à Montréal, c’est plutôt agréable!   J

J'espère que vous viendrez tous me voir sous peu!


Mardi 27 mai 2008

Après 26 ans de fréquentation avec les personnes sourdes, dont ma mère, je ne signe pas encore. Honte à moi. J'ai décidé de me faire plaisir et surtout plaisir à ma mère et j'ai commencé des cours de LSQ (language des signes du Québec) Un super beau language signé qui soude une grande communauté.  Cette communauté est très active, même si on ne la voit pas tout les jours. Via "la maison des sourds" à Montreal, ils se réunissent régulièrement, font de gros party, et je vous jure que c'est du monde qui ont du gros fun. Ils aiment fêter et s'amuser, ce font des méga bouffes...

Bref, j'ai bien hâte de pouvoir discuter en signe avec eux. C'est vraiment un beau language.

Qui sait, je serais peut-être un jour interprète! :)


Jeudi 15 mai 2008

Ras le bol des chansons d'amour ridicules. Tanné des pleurnichars qui croient qu'ils mourront si leur femme part. Tu survivra, t'inquiète, tu trouveras ça dur, mais tu passeras au travers! Tanné des "je suis prêt à changer pour toi" ou des "je suis meilleur que lui". Tanné de l'amour égoïste où son amour propre passe toujours avant l'amour de l'autre.  Il faut relativiser ici, je ne parle pas de se résigner, mais plutôt d'être capable de faire un compromis pour le bien-être de l'autre, par amour pour l'autre.  Tanné des "S'il le faut je te décrocherais la lune" Non elle ne se décroche pas, laissez-la tranquille cette pauvre lune!

Non mais... plus capable d'entendre ça. Une vrai chanson d'amour pour moi, c'est par exemple: "T'es belle" de Jean-Pierre Ferland ou encore "Prend bien soin d'elle" de Claude Barzotti.  Y'en a d'autre, mais elles sont peu dans leurs catégories. 

Je ne dis pas ici que je suis parfaite de ce côté, mais de là à exposer sur la place publique ce genre d'ignominie... qu'ils se forcent un peu... ou qu'ils travaillent sur eux...en tout cas qu'ils nous épargnent


Mercredi 14 mai 2008

Non mais, c'est bien l'émancipation de la femme. C'est bien que l'équilibre s'installe entre les sexes. Mais n'oubliez pas que nous avons encore besoin d'hommes à l'état brut, d'hommes qui ouvrent les pots de cornichons, d'hommes qui n'ont pas peur de se salir, d'hommes virils et cavaliers.  Je me promène dans les rues, j'observe et je suis de plus en plus inquiète...

Il n'est pas évident d'être une homme de nos jours. On les veux homme-rose, on les veux rouge-passion, on les veux noir-viril... Comment ils s'en sortent?? Ils doivent être des caméléons, c'est la seule manière pour eux de tirer l'épingle du jeu. Ils doivent être tout à la fois, ils doivent s'adapter constamment. Mais prière de garder votre côté mâle, votre côté brut, primaire. C'est le côté qui allume, le côté qui déclanche des cascades d'émotions chez nous. 

Alors continuez de faire la vaiselle et la lessive, mais n'oubliez surtout pas de garder votre virilité pour les moments opportuns... on se comprend bien? ;)


Jeudi 1 mai 2008

Visiter des appartements pour le 1 juillet, c'est toute une aventure! Les files d'attentes dans la rue j'en ai vue. Si je suis la 8ième, il est évident qu'il y aura un beau petit couple tranquille qui l'emportera bien avant que j'ai le temps d'approcher de la porte et de dire:

-Oui moi je déménage avec une amie présentement au Mali qui devrait surement reprendre son ancien emplois à son retour, moi j'travaille à temps plein, mais j'ai donné ma démission. Inquiètez-vous pas, on est deux célibataires ben tranquille...

pouaaaaaaaaaaaah impossible. Bon d'accord, il n'est pas nécessaire de dire la vérité pure, mais bon...

Chercher pour une chambre, facile, mais une expérience qui peut être traumatisante! Quand on s'arrête à penser que quelqu'un qui veut louer une chambre, doit normalement avoir fait attention à la présentation de l'appartement, donc, si l'état dans lequel on retrouve l'appartement est à son meilleur... il est donc possible d'imaginer la pièce en temps normal... Si vous aviez vu ce que j'ai vue... Je dirais plus que c'était des communes, voir même des sectes "tu dois faire partie du groupe ou on te demandera de partir" De kessé? Des sous-sol qui sentent le pot! Des salles de bain plus répugnante qu'une ruelle au printemps.  Des gens où tu doute de leurs intentions à chercher "une" coloc. Vraiment, y'en a de tout les styles. Heureusement, j'ai trouvé un bijou. Bien situé, propre, gens simple, sympatique, mais indépendant. Bref, j'ai trouvé a une semaine de délais. J'ai eu de la chance, je commencais à être découragé! Reste à voir s'ils resteront sympatiques longtemps. Deux couples... pas trop bruyants j'espère!!! ;-)

Alors vivement les randonnées et les pique-niques à la montagne, la terasse au toit et les soirées chaude, puante et collante!!!


Samedi 19 avril 2008
Le soleil nous réchauffes le cœur et le corps. Les pantalons raccourcissent, les manches disparaissent et les torses apparaissent. Les regards sont plus intense et les sourires omniprésents. Les amoureux s’aiment encore plus, les célibataires sortent sur la place publique. Dans toutes les directions quelqu’un chantonne, quelqu’un rit, quelqu’un sourit, quelqu’un rêvasse légèrement. Moi le printemps, ça me donne un second souffle. C’est comme un nouveau départ. Un nouveau commencement. Ne serais-ce que pour garder l’émerveillement à l’arrivé du printemps, la sensation du soleil sur la peau, la fébrilité des corps qui se dénudent doucement, l’hiver est essentiel. L’impression de ne jamais vivre la même chose. Vivre au rythme des saisons. Vivre au rythme des sensations. Le printemps est certainement la plus belle des saisons.

Vendredi 11 avril 2008

Ça y'est. J'habite maintenant dans une maison semi-vide. Plus de meubles de chambres, plus de lit, plus de système de son et plus d'assiettes. Voilà, l'officiel s'officialise.  L'odeur du printemps me redonne le goût d'entretenir le terrain, les plates-bandes, le jardin... mais tout ce travail profitera aux futurs... ces futurs proprio qui s'installerons dans MA maison... J'y avait fait mon nid, ma trace, mon cocon... J'vais faire comme d'habitude, quand je trouve une situation difficile, j'érige un mur contre tout sentiments, et je passe à côté... Pour ne pas souffrir, surtout ne pas soufrir. Pour ne pas perdre de temps, non, ne pas perdre de temps. Pour rester forte, très forte. Pour rester en contrôle, total contrôle. Ne pas penser, surtout ne pas penser. Mettre en arrière, loin, très loin. Bien barré à clé, jeter la clé, loin, très loin. Passer à autre chose, vite! M'occuper! Rencontre, étude, sortie, travail, projet. Vite. vite... Entrée dans de nouveaux souliers. Changer de vie. Une fois les bons souliers trouvés, je m'arrêterais pour prendre une bonne respiration, jusqu'à la prochaine suffocation...

Ainsi va la vie qui va AH!


Lundi 7 avril 2008

Les femmes sont réputés pour aimer magasiner. Moi je fais évidemment exception à la règle ( comme dans bien d'autre domaine d'ailleurs). Je déteste ça. Et magasiner pour un matelas, quoi de plus chiant? Je déteste essayer un matelas devant un vendeur qui te regarde comme un con, tester un matelas comme une conne. Deux petits coup de fesses, une bonne tape, et: "Oui oui ça va. Super confo." Pffff n'importe quoi...

Je sens que je vais dormir sur le divan longtemps avant de me décider à plonger.  Me décider à affronter les vendeurs et leur super spéciaux bidons et leur garanties inutiles. J'ai le mérite de bien me connaitre. J'ai déjà été deux mois sans fourneau juste parceque j'avais pas le goût d'aller magasiner. C'est incroyable je sais. Je suis pas digne d'être une femme... Mais je m'assume! Il le faut bien! Je suis alors unique non!? ;-)


Mardi 1 avril 2008

Le soleil est caché sous ces kilomètres de nuages noirs. La pluie tombe sur nos têtes sans aucun remord. Et moi je suis là, à la regarder tomber, et à tomber un peu avec elle. Depuis toujours, les journées pluvieuses me font cet effet. Elle me déprime. Elle me prive de sourire et de bien-être. Le seul moment où cette tristesse peut se tranformer en sentiment paisible et agréable, c’est lorsqu’elle est accompagné d’un amoureux, d’un dimanche, d’un accolade et d’un verre de bailey’s.  Elle se transforme alors en douce nostalgie. Un petit bien-être doux et confortable. Une petite pantoufle bien moelleuse. Mais pour l’instant, ce n’est qu’une déprime triste et limitante. J’arrive plus à avancer. Je n’ai plus d’ambition et je suis démotivé.

À l’inverse, quand le soleil daignera de se montrer le bout du nez. Quand il cessera d’être gêné de voir les absurdités qu’il voit vu d’en haut. Je serais la première à sauter partout et à avoir beaucoup plus de projets que le nombre d’heure dans une journée puissent en contenir. Alors de grâce, malgré cette démesure, Printemps, arrive…


Jeudi 27 mars 2008

Cette semaine, je me suis rabattue sur l'entrainement comme une lionne sur sa proie. C'était vital. 3 mois sans entrainement. J'avais le moral à terre. C'est un cercle vicieux. On perd de l'énergie, on a moin le goût de s'entrainer, on a encore moin d'énergie etc...

Y'a deux raisons pour lesquelle je suis déprimé, deux raisons pour lesquelles physiquement je me sens moche. 

1-Mauvaise alimentation et 2- manque d'exercise.                         

Et voilà les deux choses que je fesais allègrement dernièrement. Mais un gros coup de pied au derrière et ça va. Je suis revenue dans le droit chemin. Et de toute façon, si je voulais être prête pour le printemps comme tout le monde, je devais m'y mettre. 

Le printemps les filles se doivent d'être belle! En tout cas, les célibataires... Au printemps la chasse est ouverte, gibier illimité! Je voudrais bien qu'un joli chasseur (bon, combinaison douteuse: joli+chasseur. Mais l'image est là) vienne me chasser. Je serais une proie facile. Ne pas prendre ce terme au sens xxx, mais plutôt au sens accessible. Une proie qui se tiendra dans les sentiers, à la vue de tous. Il faudra être volontairement contre pour ne pas me viser et tenter d'atteindre d'une flèche mon organe central, mon centre d'impulsion des fluides, mon centre avide de palpitation et de découverte profonde.

Mais pour l'instant, pour recevoir la meilleure des flèches, je dois être au meilleur de ma forme. Alors, je retourne à l'entrainement!

On se rejoint tous au printemps?

 


Dimanche 23 mars 2008

Pour expliquer l’ampleur de la catastrophe qui me mène à vous parler du végétarisme, voici une définition suivie de quelques chiffres.

 

L’empreinte écologique, qu’es-ce que c’est?

L’empreinte écologique est équivalent à la surface de terre nécessaire pour la production des ressources utilisées ( s’abriter, se nourrir, se vêtir…) et l’assimilation des déchets produit par une population définie à un niveau de vie défini. Cette surface de terre est calculé en hectares.

Par exemple présentement;

Amérique du Nord : 9,4 hectares

Moyenne Terrienne : 2,23 hectares

Présentement disponible : 1,8 hectares

Les chiffres parle d’eux-mêmes. Cela étant dit, les prévisions mondiale nous annoncent une augmentation de la population mondiale d’environ un milliard d’habitat par décennie et cela, durant trois décennies.

Vous voyez le problème à venir? Alors? Qu’elle est la solution? Contrôler les natalités! Mais pour des raisons x, je ne crois pas que les gouvernements freine les naissances. Autres solutions?

Le végétarisme. Pourquoi? Je m’explique…

Il y a plusieurs raisons qui m’apporte à me convertir tranquillement au végétarisme. Il y a des raisons éthiques, de santé, de biodiversité, mais je m’attarderais aujourd’hui sur une raison de logique. Si nous voulons continuer de pouvoir nous nourrir et vivre, il faudra commencer à agir quelque part. Pourquoi pas là?

 

Des chiffres pour comprendre ;

70% des terres défrichées en Amazonie sont utilisé pour le bétail. C’est énorme quand nous sommes à un moment critique au point de vue environnemental.

À l’échelle planétaire, 90% de la production du Soya est destiné à la production animal.

Aux États-Unis c’est 70% de la production de céréales qui est destinés à la production de bétail, contre 2% en Inde, pays où le pourcentage de végétariens est le plus important, c'est-à-dire 85% de la population.

Nous savons qu’il faut 7 kilogrammes de céréales pour produire 1 kilogramme de bœuf, 4 kilogrammes de céréales pour produire 1 kilogramme de cochon et 2 kilogrammes de céréales pour produire 1 kilogramme de poulet . Des recherches nous montres que si toutes les céréales utilisées pour le bétail, seulement américain, étaient consommées directement, elles pourraient nourrir 800 millions d'humains.

Je pourrais sortir beaucoup plus de statistiques, beaucoup plus de raisons ( santé, éthique, droit des animaux, biodiversité etc… ) mais je crois que quelqu’un avec un minimum d’intelligence et de logique, a très bien compris avec ces quelques chiffres les enjeux présent et à venir.

 

Agissons! Un pas à la fois! Un peu de volonté SVP.

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