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Mercredi 29 octobre 2008
Les premiers flocons qui tombent me rappellent toujours le même souvenir. Chaque année, au premier matin enneigé, je sortais de ma chambre et retrouvais toujours mon père, devant la fenêtre, avec son café.
- Viens voir! Me disait-il
Tout de suite, je savais ce que je retrouverais de l’autre côté de la fenêtre. Je m’installais quelques instants, à côté, et je regardais aussi les flocons tomber.
Quand je vois la plupart des gens détester l’hiver, je me dis que c’est surement grâce à mon père que je n’arrive pas à critiquer nos paysages blanc.
Chaque hiver, mon père nous amenais dans le nord, avec d’autres membres de la famille, dont mes cousines sacrés Julie et Mylène. Tôt le matin, on partait pour la forêt. On enfilait nos raquettes et on marchait jusqu’au diner. Une fois qu’on avait trouvé un bel éclairci, les papa nous faisais un beau feu. Pendant que nous, les enfants, on s’amusait à se faire des bancs dans la neige, les mamans nous préparais de la bonne soupe chaude sur le feu des papa. Après le repos bien mérité et la palette de chocolat tant attendu, on repartait tranquillement vers l’hôtel pour éviter la noirceur. Rendu à l’hôtel c’était un plaisir de s’amuser d’une chambre à l’autre avec les cousines. Avant le dodo, on regardait tous ensemble le vidéo de la journée. Le sommeil ne se faisait pas attendre et le matin suivant était très attendu. Une autre journée plein air était là, les glissades, le patinage ou le ski de fond nous attendais.
Bref, je suis vraiment heureuse de ne pas être de ceux et celles qui chiale du premier au dernier flocon de neige…
Vendredi 3 octobre 2008
Peut-être que c’est moi qui comprend pas. Peut-être que c’est moi qui est complètement à côté de la track. Mais ca me donne des boutons de voir, dans un couple, une personne qui contrôle l’autre. Ça me donne mal au cœur la possession. Ça m'enrage quand je vois une des deux personnes imposer sa manière de penser à l’autre. Ça me décourage complètement quand quelqu’un tombe amoureux et cesse de vivre sa vie et commence à vivre la vie de l’autre. Ça m’assome de voir une personne essayer de changer l’autre.
Et malheureusement, on dirait que c’est la normalité. C’est tellement autrement que je me vois vivre ma vie de couple. Je voudrais partager ma vie avec quelqu’un. Marché par en avant en se tenant la main, pas assis sur ses épaules…Et je crois tellement que c’est comme ça qu’on peut développer une belle relation, sincère et enrichissante…
Bref… je vais continuer de rêver…
Samedi 2 août 2008
Je pourrais tellement vous en raconter, que vous en seriez boulversé. Je termine mes vacances, un peu avec peine et un peu avec joie. Vraiment depuis un moment, voir quelques mois, j’ai vécu sans trop réfléchir. J’ai fait mon bonhomme de chemin sans trop penser, ni à moi (contrairement à ce que je croyais), ni aux autres. Surtout pas aux autres. L’impulsion du moment, sans plus. Mon besoin, mon envie, mon désir seulement comptait. Une petite révolution tranquille à l’échelle d’homme. Ma petite échelle à moi. Ma petite révolution à moi. Et où ça me mène tout ça? Je n’sais trop. Une carapace c’est créé, dure à pénétrer. On m’accède qu’en superficie. Comment ais-je pu me rendre ainsi? Comment ais-je pu m’oublier ainsi, tout en ne pensant qu’à moi, suposément. C’est incroyable comme on croit parfois faire ce qui est le mieux pour nous et passer complètement à côté de l’essentiel. Peut-être parce que l’essentiel même nous échappe. Que l’essentiel même nous est inconnu. J’ai rencontré des gens extraordinaire sur ma route. Des gens bien, des gens honnêtes, mais moi, l’ais-je été envers eux? Ais-je blessé des gens au passage? Je souhaite que ce ne soit que de légères égratignures...
Maintenant que le boulot reprend, et que les cours reprendront, je me rangerais très sagement, comme la petite fille sage et rangé que j’étais. La vie ne peut pas n’être qu’amusement et futilité. Il y a des choses importantes à faire, mais tout ça est si relatif. Ce qui est bon pour un, ne l’est pas nécessairement pour l’autre, et pourtant, leurs "essentiel" respectif est aussi important et noble. Mais le temps m’est venu de vouloir bâtir des relations plus profondes. Aller connaitre le fond de chacune des personnes qui croisent ma route. Vraiment, il y a tellement de gens intéressants, ne suffit que de les écouter un peu pour le voir, et ensuite se laisser porter…
Mercredi 4 juin 2008
Vous êtes plusieurs à vous demandez si je tiens le coup. Oui j’ai tiré la plug rapidement et j’ai fait du gros ménage dans ma vie et dans ma tête. Mais vous pouvez vous rassurez, je me portes très bien. Et même que, étant donné que j’ai le besoin d’être déstabilisé pour me sentir vivante, peut-être vous me verrais partir pendant quelques temps à l’étranger, c’est quelques chose à laquelle je réfléchie depuis quelques temps, mais ne parlons pas de ça pour tout de suite. Parlons plutôt de maintenant, du présent. En arrivant ici je me suis assuré d’être bien occupé pour pas ressentir la solitude de la grande ville. Cette ville où vivent des milliers de personnes, mais qui comprend autant de solitudes. Être au milieu d’une maré humaine et en même temps n'être qu’une poussière de rien parmis tout ces gens c’est beaucoup plus dur que d’être seule au milieu de personne, au milieu d’un champs où on ressent moin le fait que nous sommes vraiment qu’un individu parmis tant d’autres et que vraiment, notre petite réalité ne fait pas le poid dans la balance. Mais bref, j’avais un peu dramatisé la chose. Finalement tout ce passe très bien, mes amies ont bien sues m’intègrer à leurs univers, à leurs entourages… Et finalement, la vie de célibataire à Montréal, c’est plutôt agréable! J
J'espère que vous viendrez tous me voir sous peu!
Vendredi 11 avril 2008
Ça y'est. J'habite maintenant dans une maison semi-vide. Plus de meubles de chambres, plus de lit, plus de système de son et plus d'assiettes. Voilà, l'officiel s'officialise. L'odeur du printemps me redonne le goût d'entretenir le terrain, les plates-bandes, le jardin... mais tout ce travail profitera aux futurs... ces futurs proprio qui s'installerons dans MA maison... J'y avait fait mon nid, ma trace, mon cocon... J'vais faire comme d'habitude, quand je trouve une situation difficile, j'érige un mur contre tout sentiments, et je passe à côté... Pour ne pas souffrir, surtout ne pas soufrir. Pour ne pas perdre de temps, non, ne pas perdre de temps. Pour rester forte, très forte. Pour rester en contrôle, total contrôle. Ne pas penser, surtout ne pas penser. Mettre en arrière, loin, très loin. Bien barré à clé, jeter la clé, loin, très loin. Passer à autre chose, vite! M'occuper! Rencontre, étude, sortie, travail, projet. Vite. vite... Entrée dans de nouveaux souliers. Changer de vie. Une fois les bons souliers trouvés, je m'arrêterais pour prendre une bonne respiration, jusqu'à la prochaine suffocation...
Ainsi va la vie qui va AH!
Lundi 7 avril 2008
Les femmes sont réputés pour aimer magasiner. Moi je fais évidemment exception à la règle ( comme dans bien d'autre domaine d'ailleurs). Je déteste ça. Et magasiner pour un matelas, quoi de plus chiant? Je déteste essayer un matelas devant un vendeur qui te regarde comme un con, tester un matelas comme une conne. Deux petits coup de fesses, une bonne tape, et: "Oui oui ça va. Super confo." Pffff n'importe quoi...
Je sens que je vais dormir sur le divan longtemps avant de me décider à plonger. Me décider à affronter les vendeurs et leur super spéciaux bidons et leur garanties inutiles. J'ai le mérite de bien me connaitre. J'ai déjà été deux mois sans fourneau juste parceque j'avais pas le goût d'aller magasiner. C'est incroyable je sais. Je suis pas digne d'être une femme... Mais je m'assume! Il le faut bien! Je suis alors unique non!? ;-)
Jeudi 27 mars 2008
Cette semaine, je me suis rabattue sur l'entrainement comme une lionne sur sa proie. C'était vital. 3 mois sans entrainement. J'avais le moral à terre. C'est un cercle vicieux. On perd de l'énergie, on a moin le goût de s'entrainer, on a encore moin d'énergie etc...
Y'a deux raisons pour lesquelle je suis déprimé, deux raisons pour lesquelles physiquement je me sens moche.
1-Mauvaise alimentation et 2- manque d'exercise.
Et voilà les deux choses que je fesais allègrement dernièrement. Mais un gros coup de pied au derrière et ça va. Je suis revenue dans le droit chemin. Et de toute façon, si je voulais être prête pour le printemps comme tout le monde, je devais m'y mettre.
Le printemps les filles se doivent d'être belle! En tout cas, les célibataires... Au printemps la chasse est ouverte, gibier illimité! Je voudrais bien qu'un joli chasseur (bon, combinaison douteuse: joli+chasseur. Mais l'image est là) vienne me chasser. Je serais une proie facile. Ne pas prendre ce terme au sens xxx, mais plutôt au sens accessible. Une proie qui se tiendra dans les sentiers, à la vue de tous. Il faudra être volontairement contre pour ne pas me viser et tenter d'atteindre d'une flèche mon organe central, mon centre d'impulsion des fluides, mon centre avide de palpitation et de découverte profonde.
Mais pour l'instant, pour recevoir la meilleure des flèches, je dois être au meilleur de ma forme. Alors, je retourne à l'entrainement!
On se rejoint tous au printemps?
Lundi 10 mars 2008
Dimanche. Les deux poux sont partis voir leur nouvelle soeur, ou plutôt demi-soeur. Je crois qu'ils se sont plutôt amusés à la maison. En tout cas ils avaient l'air plutôt heureux de me réveiller à 6h15 du matin. Ils trouvaient ça tellement comique que j'ai pas pu m'empêcher de rire avec eux. Ils ont une de ces tronches j'vous jure...
Ils m'ont quittés vers les 11h du matin. J'avais maintenant tout le reste de la journée à moi. Une journée de congé de tout. Pas d'études, pas d'obligations, pas de rendez-vous. Dehors c'était tout blanc. Dans le frigo il y avait du Bailey's. Tout était parfait. J'avais le goût de faire à manger et j'ai fais à manger. Et c'était bon signe que cettte envie me reprenne. La musique emplissait mes oreilles, la boisson coulait doucement dans ma bouche, les odeurs du fourneau flottaient tranquillement jusqu'à mon nez, le paysage d'une énorme blancheur éblouissait ma vue et mon esprit était libre et vagabondait comme bon lui semblait. Tout était à sa place.
Je ne peux rien rajouter de plus! C'était la perfection!
Mardi 4 mars 2008
J'adore mon neveu et ma nièce. Ils sont pleins de vie, heureux, drôle, innocent, beaux... Eux ils sont parfaits en tant qu'enfant. Mais moi? En tant que MeTante, suis-je digne? J'ai mes manies de femme seule, de déplacer trop de trucs à la fois dans la maison me rend dingue, les miettes par terre me fatigue la rétine, la maison trop remplis de jouets me rend nerveuse. Mais en même temps ils nous ramènes sur terre. Ils me font voir qu'il est bien plus amusant et léger pour l'âme de s'amuser, rire, courir... Ils sont drôles et ne demande qu'à s'amuser, aimer et être aimer. Un gros défi pour moi. Mais j'suis belle, j'suis bonne, j'suis fine, j'suis capable!!! Je vais faire des miettes avec eux, laisser trainer les jouets, sauter sur le lit et dessiner sur les murs... non peut-être pas sur les murs... sur les feuilles, ça vaut mieux!
À leurs départ, je leurs ferais remplir un questionnaire avec espace pour les commentaires, non mais la vérité sort de la bouche des enfants! Et je suis ouverte aux commentaires constructifs!! ;-)
Dimanche 2 mars 2008
Depuis deux semaines, j'accumule du stress (Maison, étude...) Je ne suis pas une fille stressé en temps normal, mais en se moment... J'ai même commencé de l'arythmie. Ça, c'est mon propre diagnostic. Mon coeur bat tout croche, manque un coup, en reprend deux.... si je meurt subitement, vous saurez pourquoi. On m'a installé un coeur rebilt à la naissance peut-être, vous vous imaginez? Mes parents ont peut-être été trop cheap pour payer le plein prix d'un beau coeur tout neuf. Je n'ai jamais eu de problème de santé jusqu'à maintenant. Je n'ai que 26ans. Je ne veux pas mourir. Bon ok peut-être que je dramatise, mais n'empêche que c'est inquiètant. Ma Grand-mère à 91 ans et sont coeur va mieux que le mien. Moi je veux vivre vieille comme ma grand-mère! Oui Mr.! Je veux être une vieille frippé qui raconte sa jeunesse à qui veut entendre, et qui veut pas aussi... Une vieille frippé mignonne avec sa petite voix et sa sagesse énorme. Une p'tite vieille qui se berce sur la galerie pour regarder les enfants courir et crier. Une p'tite vieille qui donne des conseilles parceque les coups de la vie, elle les a tous côtoyé. Mais je veux surtout être une p'tite vieille à côté de mon p'tit vieux. Celui avec qui j'ai passé une longue partie de ma vie, celui à qui je n'ai plus besoin de dire "passe moi l'sucre" parcequ'il sait que je prendrais du sucre. Celui qui me connait mieux que moi-même, mais qui j'espère me regardera toujours avec de beaux admiratif comme, j'espère, le ferais aussi.
Je vous reviens dans 65 ans pour vous dire comment ça c'est passé!
Mercredi 13 février 2008
On parle partout dernièrement des 700 000 postes à comblé prochainement pour remplacer nos baby boomer. J’aurais bien aimer être opportuniste. J’aurais aimer pouvoir me plaire dans un de ces métiers au futur certain et prospère. Je me suis demandé pourquoi je n’y trouvais pas mon compte. Pourquoi j’étais toujours attiré par des métiers moins…certain ou conventionnel si on peut dire. Et aujourd’hui, je crois que j’ai trouvé pourquoi.
À 17 ans, j’ai fait le ¾ d’un cours en dessin de bâtiment. Bon métier, j’étais même assuré d’un bon emplois dans la compagnie à mon père. Métier payant, job sure même en dehors du cocon familiale. Pourquoi ne suis-je pas allé jusqu’au bout? J’ai toujours dit que c’était le fait d’être enfermé entre quatre murs. Je suis alors allez étudier en horticulture, métier que j’ai complètement adoré et qu’il me colle encore à la peau. Maintenant je suis rendu à en écologie et je m’apprête à faire un bac par cumul en écologie-sciences de l’environnement-comunication. Alors tout le monde me demande : Mais qu’esceque tu vas faire avec ça? À première vu, ce n’est pas très claire, mais je ne suis pas inquiète, j’ai toujours été très débrouillarde et travaillante. En fait j’aimerais être responsable du volet communication dans un organisme qui prône l’écologie et l’environnement…. Pour le reste nous verrons…
Mais j’ai compris pourquoi j’allais dans ce genre de domaine. J’ai compris que ce n’était pas les quatre murs qui me repoussait. J’ai compris que les domaines professionnels sont des domaines que je pourrais nommer de « statique » Par exemple, en dessin de bâtiment, tu apprends qu’une maison est construit comme ça, tu ne peux pas faire autrement, c’est ce qui m’a, sans le savoir, répugner. Tandis que en horticulture, écologie, environnement, ce sont des métiers que je dirais plus « dynamique » La biologie, tu ne peux jamais cesser d’apprendre et surtout, en écologie particulièrement, tu es sans cesse amené à réfléchir, à poser des questions, à chercher, à analyser, à essayer de comprendre… Il y a tellement peu de fait et tellement à faire. Je dois pouvoir m’épanouir dans mon travail et apprendre sans cesses. Je ne pourrais me résigner à faire un même travail tout ma vie et répéter toujours les mêmes mouvements, les mêmes étapes. Dans les cours que je suit présentement, ça m’amène dans des endroits ou je n’étais jamais allez et je sais que je pourrais être dans cette état de grâce toute ma vie si je reste dans ce domaine. Et la communication. Pourquoi? En vous écrivant, j’ai pris goût à communiquer. Je le fais très humblement, je n’ai aucune connaissance et aucune ligne directrice, mais j’expérimente et m’amuse. C’est là encore un domaine ou tu ne fais jamais la même chose, tu es toujours amené à te dépassé et à innover.
Cela-dit, c’est ma façon d’être et ce n’est en aucun cas une critique. Je suis bien contente que mon comptable s’occupe de mes papiers et mon banquier de mon porte-feuille, mon docteur de mon corps et que mon contracteur s’organise pour que ma maison reste là où elle est. Mais moi, j’ai se besoin fondamentale et parfois agaçant de toujours vouloir apprendre, ce qui fait que j’ai bien l’impression que j’aurais le cul collé sur le banc d’école pour longtemps, excepté si j’arrive à trouver un emplois qui me permet de continué d’apprendre tout en gagnant ma vie, vous imaginez le bonheur? Mais je continuerais quand même de prendre un cours ou deux, juste par curiosité… ;-)
Mercredi 30 janvier 2008
Suis-je la seule qui ne puisse pas se contenter d’un métier dans la vie? Suis-je la seule qui trouve cruel de se concentrer sur un seul et même truc? Suis-je la seule à mal dormir la nuit car je dois me décider, car la vie fait en sorte que je vieillisse et non que je rajeunisse, et qu’il faudrait bien, pour ne pas que je perde le peu de crédibilité qu’il me reste, que je me décide définitivement. Il y a tellement de spécialiste tout autour de moi. Moi j’aurais voulue être une spécialiste. Il me fascine ces gens. J’aurais pu être la femme qui a consacré sa vie à comprendre le chant des coquerelles, ou encore le mode de séduction de l’éléphant, ou être la meilleure funambule du monde, ou être la meilleure au lancé du marteau. Tous des trucs qui servent strictement à rien concrètement, mais ils sont les meilleurs, ils ont une spécialité! Moi ça me fascine l’acharnement et la perfection. J’aurais voulue être une acharnée. Mais non. Je ne suis qu’une grande généraliste. Une femme qui veut tout toucher, mais qui aussitôt qu'elle a compris le principe, veut déjà allez voir ailleurs. Ne pas être ce que l’on aurait voulue être… pourquoi? Ce n’est pas nous qui faisons de nous ce que nous voulons? Il faut croire que non. Nos gènes sont là, bien ancrés en nous. Des années d’évolutions pour en arriver là. Pour en arriver à des gens indécis et de plus en plus perturbés, égocentriques et perdus. Je met tout le blâme sur la médecine qui a fait de nous ce que nous sommes. Bon d’accord je pousse loin. Mais si vous connaissez un peu le théorie de l’évolution ( ce par quoi je jure ), vous comprendriez que les plus faibles sont éliminés, alors les gènes qui se transmettent sont les plus forts. Mais avec la médecine, tout est déréglé. Les mauvais gènes se répandent. Voilà, j’ai en moi des gènes qui aurait du mourir. Il y a eu une faille dans l’évolution de ma lignée. Mais… à bien y penser… cette faille fait de ma grand-mère une femme extrêmement forte de corps et d'esprit, de mon père un homme intelligent et rationnel, de ma mère un femme heureuse et épanouie et moi… moi qui suit là pour vous en parler…
Samedi 26 janvier 2008
Samedi soir. Solitude par choix. Film de fille…par choix.
La suite normale des choses? Moment de déprime.
Pourtant c’est une déprime provoquée. On dirait qu’on a, à un moment, besoin inconsciemment de se genre de sentiment. Et involontairement nous mettons les éléments en place pour y arriver.
Pourquoi? Ah bien c’est ce que je vais tenter de découvrir. Ici. Maintenant.
Je vais tenter de pensé à ce à quoi on ne pense pas et mettre des mots sur ce qui n’a pas de mot. Remontons à plus tôt dans la journée. Lever 10h30, ça va, c’est très raisonnable. Encore rien à suspecter des mécanismes secret que mon cerveau aurait tenter d’enclencher pour mettre en place cette état de déprime. Continuons. Déjeuner : œuf, bacon. À moins d’un gène de déprime à retardement, introduit clandestinement par l’homme à l’intérieur même de l’œuf, pour tester les effets sur la femme moderne, indépendante et célibataire, je ne vois pas ce en quoi ce déjeuner pourrait avoir influencé mon psychique de la soirée qui allait venir. On continu. Un peu d’entraînement, ça ne peut être que bénéfique. Beaucoup d’études… ici peut-être nous commençons à cerner un problème. Trop d’heure d’étude m’a peut-être bousillé la partie de mon cerveau qui sert à être heureuse et épanouie. Qui sait? Enchaîné avec le rangement de la maison, jamais une activité que l’on fait en chantant et dansant un rigodon…
Mais le vrai drame arrive. Un film. Nez rouge. J’adore ce film. Il me fait franchement rire. Jusque là ça va, je suis heureuse, je rie. Mais attention. Ce film vous prend sournoisement. Il vous amuse et tout à coup, il vous colle une histoire d’amour à en faire pâlir d’envie Don Juan même. Bon j’exagère peut-être un peu. Mais cette histoire est si plausible, c’est se qui rend la chose encore plus dur. Tu sais que ça se peut, mais tu sais encore mieux qu’elle ne t’arrivera pas. Et là, tranquillement, la petite déprime s’installe doucement. Rien de trop brutal. Elle vient t’effleurer et te mettre dans un état moelleux, mais tristounet. Tu ne la chasse pas, car inconsciemment tu l’as commandé. Pourquoi? Je n’ai pas su trouver d’explications. Mais un problème avoué n’est pas à moitié réglé? Enfin bref, je retourne à ma douce nostalgie. Ah! Voilà. Nostalgie. Ce sentiment est peut-être plutôt apparenté à la nostalgie qu'à la déprime. Un pas de plus vers la vérité. Mais il en reste à faire. Mais...nostalgie de quoi en fait? Peut-être la nostalgie des premiers moments d’effervescence à l’aube d’une nouvelle histoire d’amour. Ce moment que les films savent si bien nous raconter. Ce moment que nous voulons toujours vivre, mais qui se présente que rarement.
Je pourrais faire une thèse sur le sentiment provoqué involontairement par l’homme pour se transcender lui-même dans cet état d’esprit démoralisant. Mais je passerais mon tour.
Mardi 22 janvier 2008
Qui a décidé qu'il valait mieux ne pas remettre à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui? Moi je dis plutôt; pourquoi faire aujourd'hui ce que je peux faire demain!? Toute ma vie j'ai vécu en pensant et en organisant demain. Maintenant je vie aujourd'hui. Alors si je peux remettre à demain et m'amuser aujourd'hui, hey bien je le fais! De toute façon, tout le temps que j'ai passé à imaginer, planifier, façonner, organiser demain n'auront servie à rien. Rien de ce que j'ai prédis ou voulue n'est arrivé. Et c'est très bien ainsi. Quelle vie sans surprise ce serait été... Le temps passe et les choses changes. Maintenant c'est le moment présent qui compte. Ce mot. Cette lettre. Cette pensée.
Bon d'accord, si on remet tout à demain, on finit par toujours être à la dernière minutes. Mais le stress, ça donne du boost. Du power. De l'adrénaline. Et les gens trop organisé, ils ne sont pas un peu blazant? Tu ne peux pas déplacer leurs horaires d'un cheveu. Aucune place à la spontanéité. La routine réglé au quart de tour. Et je dirais plus. Au huitième de tour. Je pourrais facilement tomber dans une routine. Je dois me battre pour ne pas le faire. Si je tombe dedans, je pète un plomb. Quelques mois de routine et paf...tout revole à l'entour de moi. Comme si je me noyais et qu'enfin on me redonnait le droit de respirer. Des gens en sortent écopés. Alors pour épargner tout le monde, je dois me garder vivante, ne pas me laisser entrainer par le pseudo-réconfort d'une routine bien établie.
Alors vivre la procrastination, la spontanéité et l'aventure!
... à un certain niveau bien sur... ne prenez pas tout au premier degré!!
Lundi 21 janvier 2008
Il y a maintenant exactement 26 ans, je suis sortie d'un monde chaud, douillet et sans problème. Je n'avais même pas à pleurer pour manger ou boire. Vous vous imaginez la grosse vie sale. J’étais plugger directement à la source! Je n'avais pas besoin de réfléchir car je n'avais aucune décision à prendre excepté; Je me présente par le cul ou la tête?
On m'a éjecté dans ce monde-ci sans me demander mon avis. Mais je suis bien contente qu'on m'est obligé. Qui volontairement voudrait vraiment sortir de là. Il nous faut une bonne poussé ( Ma mère saurait vous en parler) pour entré dans ce monde bruyant, violent et malodorant. Ce monde où simplement se nourrir peut être toute une aventure. Mais ce monde-là, j’ai appris à l’aimer. Il est fascinant. Bon à l’adolescence je n’aurais pas eu le même discours, mais en somme j’ai toujours mené une belle vie. Manquer de rien, toujours été bien entouré. J'ai maintenant 26 ans et ma passion pour la vie grandie à vitesse grand V. Vieillir c’est avoir de plus en plus le contrôle de soi. C'est être capable de se regarder plus objectivement et faire une réflexion sur soi-même. C’est faire des choix plus éclairés, plus intelligent… souvent. C’est connaître pleins de choses, comprendre pleins de choses. C’est savoir mieux ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas. Vieillir me rend aussi plus téméraire. Je veux tout faire, tout essayer, tout toucher, sentir, goûter. Je me sens de plus en plus libre et plus je suis libre et plus j’ai le goût de liberté. Je me sens bien et saine de corps et d’esprit.
J'appréhende alors le future avec grand enthousiasme!
Qui à dit que vieillir était moche?
Jeudi 17 janvier 2008
Je déteste les matins. Chaque jour de ma vie, je me lève et je hais les matins. C'est plus fort que moi. Le réveille-matin qui sonne, c'est comme si le monde entier me tombait sur le dos. C'est comme si je devais à moi seule allez sauver le monde. Faire une Jack Bauer de moi-même. Mais je suis trop égoïste pour ça. J'aime mieux rester sous mes 2 pieds de couvertures. J'aime mieux rester dans les bras de Morphée et laisser les gens se démerder. Mon confort à moi il est beaucoup trop important. Pourquoi pensez-vous que je veux sauver le monde? Pour garder mon confort le plus longtemps possible. Simplement. Égocentrique à fond me direz-vous. Oui. J'avoue.
Mais bon. N'empêche qu'après une bonne demi-heure de snooze, je lève mon lourd corps en blasphémant. Pas pour sauver le monde. Pour gagner ma vie. Pour mon confort. Et tranquillement le sang se remet à circuler. Tranquillement mes neurones se remettent en fonctions. Mais non je n'suis pas si égoïste et égocentrique. Bah un peu comme tout le monde. Mais ne me demander jamais rien si je suis affectueusement collé à mon oreiller. Il me fait le cœur tout à l’envers. Je laisserais tomber mer et monde pour lui.
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